Les médicaments contre les coups de froid aux Etats-Unis

Contrairement aux apparences, les médicaments en vente libre aux Etats-Unis sont moins nombreux qu’en France et surtout leurs domaines d’indication sont plus restreints. On peut cependant dégager quelques grands domaines d’indications comme le domaine des pathologies hivernales. Elles peuvent être prises en charge en automédication sous certaines conditions. Les médicaments contre les coups de froid aux Etats-Unis font partie de ces médicaments et couvrent une bonne partie.

soigner refroidissements aux USA

On trouvera donc des médicaments contre les maux de gorge, les coups de froid, le rhume, la toux etc.

Les médicaments contre les coups de froid aux Etats-Unis sont tous composés des mêmes molécules

Le nombre de médicaments semble énorme mais en fait, il n’y a que quelques molécules et elles sont déclinées à l’infinie dans des formules composées, souvent à base d’antihistaminiques, de décongestionnant et d’acetamoniphen (paracétamol). Parfois, y sont ajoutés un antitussif ou un expectorant.

Voici ce que vous trouverez dans ces formules :

acetaminophen

Ce n’est autre que notre bon vieux paracétamol (DOLIPRANE), il conviendra alors de le comptabiliser dans votre prise journalière pour ne pas vous retrouver en surdosage de paracétamol : il peut entraîner rapidement des insuffisances hépatiques sévères en cas de surdosage. Ceci n’est pas à négliger.

doxylamine succinate

c’est un antihistaminique : ce qui signifie que son principal effet secondaire sera de la somnolence : attention, si vous le prenez en journée. Il luttera contre l’écoulement nasal.

phenylephrine HCL

La phenylephrine est un décongestionnant, mais ce médicament est à manier avec précaution, en cas d’hypertension artérielle. Il ne doit pas non plus être donné à la femme enceinte.

guaïfénésine

La guaïfénésine (guafenesin en anglais) est un expectorant et agira dans les cas de toux grasse ou présence de mucus dans les bronche. Il n’agit pas tout à fait comme les composants trouvés dans le Mucomyst (N-acethylcystéine) ou le Rhinathiol (carbocystéine) (médicaments que l’on ne retrouve pas aux Etats-Unis) mais pourra être utilisé dans les mêmes indications, en cas de toux grasse par exemple ou encombrement bronchique.

dextrometorphan

C’est le seul antitussif pur retrouvé sur le marché américain, sans ordonnance. Il est donc indiqué en cas de toux d’irritation, toux sèche etc. Il ne faut pas le donner en cas de toux grasse, car il bloquerait le réflexe bénéfique de la toux dans ce cas-là. Si vous ne toussez pas, pourquoi, surcharger votre organisme avec cela, veillez à le prendre à part, uniquement en cas de besoin.

Les risques de ces médicaments aux formules composées

Il est important de savoir que ces formules composées risquent de vous faire prendre des produits inutiles. En effet, on ne répond pas toujours à toutes ces indications et il n’est pas nécessaire de surcharger l’organisme avec des molécules inutiles. Vous êtes déjà en faiblesse, pas besoin de rajouter du travail à votre foie. D’autre part, ces médicaments n’auront aucun effet préventif, donc pas besoin de les prendre si vous n’avez pas le symptôme.

Le danger spécifique de prendre trop de paracétamol

De plus, dans de nombreuses présentations, vous retrouvez de l’acetaminophen ( c’est à dire paracétamol médicament du Doliprane), or, il est très important de ne pas surdoser sa prise de paracétamol : au risque de me répéter : ce dernier est toxique pour le foie et un surdosage sur quelques jours, peut entraîner rapidement une insuffisance hépatique grave. Il ne faut pas dépasser 3g par jour et pas plus d’un gramme par prise.

N’abusez pas des produits en vente libre par voie nasale

Deuxième avertissement, parmi les sprays nasaux décongestionnants, on retrouve des produits qui sont sous ordonnance en France. Il s’agit de l’AFRIN et du NASACORT : il ne faut surtout pas les utiliser au delà de 5 jours car il y a un fort risque d’accoutumance.

Et les pastilles contre le mal de gorge

Enfin, côté pastilles pour la gorge, le choix n’est pas énorme et se cantonne le plus souvent à des pastilles mentholées (RICOLA par exemple ou HALLS), ou des pastilles toujours à base de menthol mais aussi avec un anesthésique local (la benzocaïne) qui diminue temporairement la douleur sans vraiment soigner.
Soyez vigilant quand vous choisissez ces produits et lisez attentivement la notice. Enfin, si les symptômes persistent et que la fièvre est présente, il est impératif de consulter, car un apport d’antibiotiques sera peut-être nécessaire, notamment en cas d’angine à streptocoques.
Il est facile en consultation, d’obtenir un test de diagnostic. Vous pourrez ainsi prendre un test pour déterminer si vous avez la grippe, ou un autre pour détecter une angine à streptocoques par exemples et ainsi prescrire ou pas un antibiotique.

Mais n’hésitez pas à consulter si

  • vos symptômes persistent au delà de 5 jours sans aucune amélioration.
  • si la fièvre apparait et dure au delà de 48h ..
  • chez un enfant de moins de 2 ans.

Mais soigner un rhume, un mal de gorge ou une toux persistante, n’est pas toujours aisé avec simplement ces médicaments.

Personnellement, je n’utilise jamais ces médicaments.

Je trouve qu’ils ont trop d’effets secondaires avec un bénéfice mince sur la pathologie elle-même. J’utilise plus des méthodes naturelles et plus doues. Pour en savoir plus, je vous propose d’aller jeter un coup d’oeil à la plateforme santé que j’ai réalisé : il s’agit de 80 fiches de médicaments, petits maux du quotidien, rassemblé sur le site et en accès membre. Pour en savoir plus, c’est par ICI.


Pour en savoir plus :

La Revue Prescrire, une revue indépendante let souvent en garde contre les effets indésirables des médicaments en France. Dans cet article, elle revient sur les décongestionnants par voie orale et nasale et de leur danger.

https://www.prescrire.org/aLaUne/dossierDecongestionnants.php

https://www.prescrire.org/aLaUne/dossierTouxRhume.php

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