L’adaptation à la haute altitude aux Etats-Unis

Une fois n’est pas coutume, je viens vous parler de mes vacances. Nous sortons de notre break de printemps : une unique semaine toujours à la mi-mars. Cette fois-ci, c’est dans le Colorado que nous sommes allés : nous avions une furieuse envie d’aller faire du ski. Sans trop réfléchir aux conséquences, c’est à Breckenridge que nous nous sommes rendus, dans les Rocheuses, en plein Colorado. Je ne sais pas si vous connaissez le Colorado, mai les altitudes moyennes sont assez élevées avec des sommets culminants à plus de 4000 mètres d’altitude. ALors je vous parle ici de l’adaptation à la haute altitude aux Etats-Unis.

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Photo prise à près de 3500 m d’altitude – Breckenridge, Co (crédit photo mon autre blog : FromSide2Side)

Breckenridge est une station relativement connue mais dont l’altitude plancher est à 2940 m. Pour vous situer, en France la station de ski la plus haute est à 2300 m d’altitude et est Val Thorens.

L’adaptation à l’altitude : les faits

Samedi dernier, nous prenons l’avion à Kansas City (altitude quelques 300 mètres au dessus du niveau de la mer), nous atterrissons à Denver, 1600 m d’altitude. Nous prenons la route : les montagnes apparaissent et l’autoroute monte. Très rapidement, au bout d’une petite heure, nous sommes à une altitude de 3000 m. C’est là que commencent les premières manifestations : le souffle commence à se raccourcir, une sensation étrange au niveau du coeur apparaît, un mal de tête pointe son nez. Nous nous stabilisons à cette altitude, nous voilà arrivés à destination : l’altitude est de 2940 m au dessus du niveau de la mer. Il faut débarrasser la voiture, nous soufflons et porter la moindre valise devient un vrai challenge, nous soufflons et avons l’impression de courir un marathon. Le mal de tête s’installe, nous avons sommeil mais malgré la fatigue, nous dormons mal.

Au bout de quelques jours, nous nous habituons, le mal de tête devient moins resistants, nous apprenons à réguler notre souffle mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises : il faut être vigilant. (exemple : je n’avais pas fait attention, mais avec le froid, j’avais mis quelque chose sur la bouche et je me suis retrouvée à respirer très vite en manque d’oxygène, en arrivant en télésiège à 3500 m).

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Le paysage est trompeur mais la photo est prise à 3400 m d’altitude – Breckenridge, Co (crédit photo mon autre blog : FromSide2Side)

Si tout va bien les symptômes disparaissent ou s’atténuent peu à peu. Il n’en reste que le moindre effort est souvent suivi d’essoufflements.

L’adaptation à l’altitude : le mal des montagnes

Monter en altitude, au delà de 2500 m peut être suivi de problèmes plus ou moins graves : céphalées, nausées, insomnie, fatigue générale, vertiges, dyspnée, tachycardie. Le mal ultime des montagnes, peut entraîner un oedème pulmonaire, voire dans les cas les plus graves, un oedème cérébral et même la mort. En fait, plus on s’élève, plus les risques augmentent. Il semble que au delà de 4000 m d’altitude, plus de 50% des personnes en souffrent. Même si les femmes semblent plus touchées que les hommes, les statistiques ne privilégient pas un groupe ou un autre (enfant, adulte, homme femme).

L’adaptation à l’altitude : les conseils

  • En prévention, vous pouvez prendre des gelules de Ginkgo Biloba (on en trouve sur Amazon (cliquez sur le lien), mais aussi chez Natural Grocers, Sprout, Whole Food) : c’est une plante qui favorise la circulation sanguine cérébrale.
  • Monter en altitude progressivement : il est évident que faire comme nous l’avons fait : prendre un avion, arriver à 1600 m d’altitude puis monter directement à 3000, n’est pas la meilleure façon de commencer des vacances en espérant ne pas être touché.
  • S’hydrater est une nécessité et encore plus en altitude : cela permet de diminuer aussi le mal de tête.
  • Si le mal de tête persiste, vous pouvez, prendre de l’Advil sans dépasser 2 x 200 mg par prise et 1200 mg par jour (posologie à adapter pour l’enfant).
  • Il existe d’autres traitements uniquement sous ordonnance (corticoïdes et inhibiteurs de l’anhydrase carbonique).
  • On trouve dans certaines épiceries, des bombes d’oxygène : je n’ai pas testé, mais c’est une idée.

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  • En cas de malaise persistant, le seul vrai remède est de redescendre.

L’altitude : les contre-indications

Le risque étant assez grand, il est essentiel de respecter les contre-indications suivantes pour éviter tout problèmes graves.

Les contre-indications absolues (au dessus de 2500 m)

  • en cas de maladie cardiaques,
  • Insuffisance respiratoire chronique,
  • certaines maladies sanguines.

Les contre-indications relatives (au dessus de 2500 m)

  • grossesse dans le premier et dernier trimestre,
  • bronchite chronique,
  • enfant de moins de 18 mois,
  • asthme déclenché par le froid et l’effort,

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